Le langage n’est pas le propre de l’homme, « parole » de singes !

Résumé : Un perroquet gris a autant de talent que nos célèbres imitateurs [1]. Un jeune étourneau a besoin d’un tuteur adulte pour apprendre le chant de son espèce. Une baleine bleue apprend de ses aînés le dialecte régional. Une marmotte dorée signale en criant la nature du danger repéré [2]. Un cheval reconnaît ses amis à l’oreille [3]. Que reste-t-il de particulier à l’homme et à son langage si complexe, la syntaxe ? Peut-être pas… Certes, nous savons, depuis les premiers travaux sur l’apprentissage du langage humain aux grands singes, que nos cousins primates peuvent comprendre des phrases complexes et construire des phrases par l’intermédiaire de claviers d’ordinateur (comme Kanzi, le bonobo étudié par Sue Savage-Rumbaugh) ou de gestes signés (comme Koko, le gorille étudié par Penny Patterson). Mais qu’en est-il du singe en contexte naturel, utilise-t-il de manière spontanée une forme primitive de syntaxe ? Depuis longtemps, le terme syntaxe est utilisé pour décrire les chants d’oiseaux, de baleines ou de gibbons. Cependant il s’agit plus d’une similitude apparente, leurs chants étant composés d’une succession d’unités sonores, mais sans que l’on ait pu jusqu’ici prouver que l’arrangement des unités donnait un sens fonctionnel.
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Contributeur : Laurent Jonchère <>
Soumis le : jeudi 23 novembre 2017 - 15:27:00
Dernière modification le : mercredi 11 avril 2018 - 01:49:37

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Alban Lemasson, Martine Hausberger, Klaus Zuberbühler. Le langage n’est pas le propre de l’homme, « parole » de singes ! . médecine/sciences, EDP Sciences, 2011, 27 (6-7), pp.582-584. 〈10.1051/medsci/2011276007〉. 〈hal-01229387〉

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