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Ledipasvir/sofosbuvir chez les patients co-infectés par le VIH et un VHC de génotype 1 prétraités par un inhibiteur de la protéase NS3/A4 du VHC (étude ANRS HC31 SOFTRIH)

Résumé : Introduction L’association fixe d’antiviraux directs ledipasvir/sofosbuvir (LDV/SOF), disponible sous la forme d’un comprimé unique, n’a pas été étudiée spécifiquement chez les patients chroniquement infectés par un VHC de génotype 1 (G1), co-infectés par le VIH et en échec d’un traitement préalable incluant un inhibiteur de la protéase (IP) NS3/A4 du VHC. Nous avons évalué l’efficacité et la tolérance de cette combinaison dans cette population de patients, historiquement considérés comme très difficiles à traiter (étude ANRS HC31 SOFTRIH). Patients et méthodes Les patients infectés de manière chronique par un VHC G1, co-infectés par le VIH et sous traitement antirétroviral stable (ARV), en échec d’un traitement anti-VHC antérieur par interféron pégylé/ribavirine/IP NS3/A4 ou ayant interrompu précocement ce traitement pour intolérance, ont été inclus dans cette étude prospective. Tous les patients ont reçu la combinaison fixe LDV/SOF (90 mg/400 mg), une fois par jour pendant 12 semaines ou 24 semaines en cas cirrhose hépatique. Les patients pouvaient également recevoir les ARVs suivants : tenofovir, emtricitabine,lamivudine, raltegravir, efavirenz, rilpivirine, enfuvirtide. Les critères de jugement d’efficacité étaient l’obtention d’une réponse virologique soutenue, définie par un ARN VHC indétectable 4 semaines (RVS4) ou 12 semaines (RVS12, critère principal) après l’arrêt du traitement. La survenue d’effets indésirables (EIs) et les paramètres biologiques standards incluant la numération des lymphocytes CD4 et l’ARN VIH ont été étudiés. Résultats Soixante-huit patients avec un G1a (82,5 %), un G1b (13 %) ou un autre G1 (4,5 %) ont été inclus : hommes 79 % ; âge moyen 52 ans ; médiane de l’ARN VHC (6,2 Log UI/mL) et des lymphocytes CD4 (629/mm3) à l’inclusion ; cirrhose compensée (40 %). Soixante-cinq patients étaient évaluables pour les critères virologiques. Soixante-deux patients (95,4 %) ont obtenu une RVS4 (prélèvement sanguin non disponible chez 1 patient, ARN VHC détectable inférieur au seuil de quantification chez 2 patients). Tous les patients (100 %) ont obtenu une RVS12. Deux patients ont présenté un rebond virologique VIH confirmé. Aucun patient n’a interrompu précocement le traitement de l’étude pour intolérance. Les EIs constatés chez plus de 10 % des patients étaient les suivants : fatigue (19,1 %), pression artérielle élevée (14,7 %), céphalées (11,8 %). Conclusion Si les études ERADICATE [1] et ION-4 [2] ont récemment montré une efficacité et une tolérance très bonnes de l’association LDV/SOF chez les patients co-infectés par le VIH, notre étude apporte des résultats supplémentaires chez les patients historiquement considérés comme très difficiles à traiter, incluant ceux présentant une cirrhose hépatique
Document type :
Journal articles
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https://hal-univ-rennes1.archives-ouvertes.fr/hal-01245003
Contributor : Laurent Jonchère <>
Submitted on : Wednesday, December 16, 2015 - 3:19:18 PM
Last modification on : Wednesday, September 16, 2020 - 5:10:34 PM

Identifiers

Citation

E. Rosenthal, C. Fougerou-Leurent, A. Renault, Philippe Morlat, A. Naqvi, et al.. Ledipasvir/sofosbuvir chez les patients co-infectés par le VIH et un VHC de génotype 1 prétraités par un inhibiteur de la protéase NS3/A4 du VHC (étude ANRS HC31 SOFTRIH). La Revue De Médecine Interne, Elsevier, 2015, 72e CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ NATIONALE FRANÇAISE DE MÉDECINE INTERNE, Tours, 10-12 décembre 2015, 36, Supplement 2, pp.A81. ⟨10.1016/j.revmed.2015.10.309⟩. ⟨hal-01245003⟩

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