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La dysfonction hépatique au cours du choc septique est associée à la mortalité a long terme

Résumé : Introduction Les données sur la dysfonction hépatique au cours du choc septique et son impact sur la mortalité sont limitées. Pourtant le foie apparaît comme un acteur majeur dans la réponse de l’hôte à l’agression. Pour répondre à cette question, une analyse post-hoc a été conduite à partir des données collectées au cours de l’essai Prospective Recombinant Human Activated Protein C Worldwide Évaluation in Severe Sepsis and Septic Shock (PROWESS-SHOCK). Au cours de cet essai une cohorte de 1697 patients en choc septique a été constituée [1]. Une première analyse avait montré que la dysfonction hépatique précoce (soit à l’inclusion dans l’essai) n’était pas associée à la mortalité [2]. Le but de cette étude était d’évaluer l’impact de la dysfonction hépatique survenant au cours du choc septique (soit après l’inclusion dans l’essai) sur la mortalité à court et à long terme. Patients et méthodes Tous les patients enrôlés dans PROWESS-SHOCK étaient inclus. La dysfonction hépatique à l’inclusion (baseline), soit dans les 24 h qui précédaient la perfusion de la drotrecogin alpha ou du placebo, était définie par un score Sequential Organ Function Assessement (SOFA) > 0. L’apparition d’une dysfonction hépatique uniquement après l’inclusion (période post-baseline) était définie par un SOFA hépatique > 0 durant la période post-baseline. L’aggravation durant la période post-baseline d’une dysfonction hépatique déjà présente à l’inclusion était définie par toute augmentation du SOFA hépatique post-baseline. La période post-baseline s’étendait depuis la perfusion de la drotrecogin alpha ou du placebo jusque j28. Le score SOFA était évalué à l’inclusion, quotidiennement jusque j7, puis à j14 et j28. Le critère de jugement principal était la mortalité à j180, les critères de jugement secondaires étaient la mortalité à j28 et j90. Le risque de décès a été estimé à l’aide de modèles de Cox à risques proportionnels. Résultats Le SOFA hépatique à l’inclusion a été évalué chez 1565 patients et 522 (33 %) présentait une dysfonction hépatique. Celle-ci n’était pas associé à la mortalité à j28 (HR : 0,847 [IC95 % : 0,647–1,109] ; p = 0,2267), j90 (HR : 0,883 [IC95 % : 0,701–1,112] ; p = 0,2892) et j180 (HR : 0,885 [IC95 % : 0,710–1,103] ; p = 0,2761). Quatre cent trois patients ont développé une dysfonction hépatique uniquement après l’inclusion (257/1043, 25 %) ou ont aggravé une dysfonction hépatique présente à l’inclusion (146/522, 28 %) durant les 28 jours de la période post-baseline. La médiane d’apparition ou d’aggravation de la dysfonction hépatique était de 2 (1–4) jours. Il existait une relation significative entre l’apparition ou l’aggravation de la dysfonction hépatique post-baseline et la mortalité à j28 (HR : 1,67 [IC95 % : 1,26–2,21] ; p = 0,0004), j90 (HR : 1,65 [IC95 % : 1,30–2,09] ; p < 0001) et j180 (HR : 1,57 [IC95 % : 1,26–1,97] ; p < .0001). Discussion L’apparition ou l’aggravation d’une dysfonction hépatique au cours du choc septique est significativement associée à la mortalité à long terme. Les patients en choc septique présentant une dysfonction hépatique pourraient bénéficier d’un suivi prolongé
Document type :
Journal articles
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https://hal-univ-rennes1.archives-ouvertes.fr/hal-01245010
Contributor : Laurent Jonchère <>
Submitted on : Wednesday, December 16, 2015 - 3:19:26 PM
Last modification on : Sunday, October 25, 2020 - 7:05:38 AM

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Citation

Nicolas Nesseler, Yoann Launey, Caroline Aninat, Jennifer White, Anne Corlu, et al.. La dysfonction hépatique au cours du choc septique est associée à la mortalité a long terme. Anesthésie & Réanimation, Elsevier Masson, 2015, 1S1 congrès SFAR 2015, 1, Supplement 1, pp.A218. ⟨10.1016/j.anrea.2015.07.333⟩. ⟨hal-01245010⟩

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