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Avantages de la nutrition entérale sur la nutrition parentérale dans les 3 mois suivants une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques chez l’enfant : étude multicentrique rétrospective appariée sur 10 ans

Abstract : Introduction et but de l’étude Il n’y a pas de consensus concernant le type de support nutritionnel devant être utilisé dans la prise en charge des enfants recevant une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH) après conditionnement myéloablatif (CMA). L’objectif était de comparer le devenir post-greffe de ces patients selon qu’ils recevaient une nutrition entérale (NE) ou parentérale (NP) précoces systématiques. Matériel et méthodes Cette étude multicentrique, rétrospective a été menée sur des enfants greffés entre janvier 2003 et décembre 2013. La cohorte de patients sous NE a été appariée avec celle constituée par trois autres centres français recourant à une NP en post-greffe immédiat. Les patients ont été appariés sur cinq critères : âge, source du greffon, donneur familial ou non, pathologie maligne ou non et irradiation avec ou sans. Le critère de jugement principal était la survie à j100. Les critères secondaires comprenaient l’étude de la mortalité liée à la greffe (TRM) et de la morbidité. Résultats Les 109 patients du groupe NE et les 196 patients du groupe NP ont permis la constitution de 97 paires âgées de 9,8 ± 4,7 ans (moy ± SD). À j100, la survie globale était meilleure dans le groupe NE (1 décès vs 13 ; p = 0,001, log-rank), avec une TRM moindre (1 vs 7 ; p = 0,03). En dépit de l’utilisation plus fréquente de facteurs de croissance dans le groupe NP ( %) (36 vs 11 ; p < 0,0001), le délai de sortie d’aplasie pour les polynucléaires neutrophiles (PNN > 500/mm3) n’était pas supérieur à celui du groupe NE (p = 0,1). La reconstitution plaquettaire (> 20 G/L) était plus rapide dans le groupe NE (p < 0,0001). Les besoins transfusionnels en culots globulaires et plaquettaires (n unités) étaient augmentés dans le groupe NP (5 [3 ; 8] vs 3 [2 ; 5] ; p < 0,0001 et 11 [6 ; 22] vs 5 [3 ; 9] ; p < 0,0001) (med [Q1 ; Q3]). Les patients sous NE faisaient moins de réaction du greffon contre l’hôte (GvHD) de grades II à IV ( %) (35 vs 50 ; p = 0,013), avec moins de formes digestives (16 vs 32 ; p = 0,014) et de formes sévères (16 vs 26 ; p = 0,03). La perte de poids (Z score) était significativement plus importante à la sortie (–0,4 [–0,7 ; 0] vs 0 [–0,3 ; 0,5] ; p < 0,0001) comme à j100 (–0,4 [–1 ; 0,1] vs 0 [–0,7 ; 0,4] ; p = 0,003) dans le groupe NE. En revanche, ces patients avaient moins d’hypoalbuminémies ( %) (83 vs 49 ; p < 0,0001) et nécessitaient moins souvent la transfusion d’albumine (18 vs 34 ; p = 0,009). Leur durée d’hospitalisation (j) était plus courte (28 [25 ; 41] vs 52 [41 ; 66] ; p < 0,0001). Conclusion Le recours systématique à la NE apparaît supérieur à celui de la NP en termes de survie, de TRM, de morbidité et de durée de séjour. L’évolution du poids, la fréquence des hypoalbuminémies et l’augmentation des besoins en albumine suggèrent une plus grande fréquence de la surcharge hydro-sodée dans le groupe NP. Chez les enfants recevant une allo-CSH après CMA, la NP devrait être réservée aux seuls cas où la NE s’avère insuffisante ou impossible à réaliser
Document type :
Journal articles
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https://hal-univ-rennes1.archives-ouvertes.fr/hal-01295658
Contributor : Laurent Jonchère <>
Submitted on : Thursday, March 31, 2016 - 2:16:54 PM
Last modification on : Friday, May 15, 2020 - 12:22:05 PM

Identifiers

Citation

F. Gonzales, B. Bruno, H. Béhal, M. Alarcón, B. Nelken, et al.. Avantages de la nutrition entérale sur la nutrition parentérale dans les 3 mois suivants une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques chez l’enfant : étude multicentrique rétrospective appariée sur 10 ans. Nutrition Clinique et Métabolisme, Elsevier Masson, 2016, 30 (1), pp.50--51. ⟨10.1016/j.nupar.2016.01.011⟩. ⟨hal-01295658⟩

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