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Les analyses chimiques sur objets métalliques des dépôts terrestres de l'âge du Bronze et du premier âge du Fer, l’exemple du nord-ouest de la France : pourquoi faire ?

Résumé : Historique de la recherche Les tous premiers travaux ont été réalisés en Allemagne dans la seconde moitié du XIX ème siècle. Cependant, c'est avec le développement de la spectrométrie d'émission atomique (AES) au début des années 1930 que les programmes d'analyses sont réellement relancés. Cette méthode permet de quantifier dans des proportions bien plus faibles les éléments en trace, nécessitant alors un prélèvement bien plus réduit. Plusieurs projets d'ampleur voient alors le jour, en Allemagne, Autriche, France, Suède, Grande-Bretagne, et Union Soviétique. Néanmoins tous n'emploient pas cet outil performant et les valeurs analytiques produites par les différents programmes sont loin d'avoir la précision voulue pour la recherche des sources. Un programme original est développé sous la direction de S. Junghans et E. Sangmeister, qui renoncent à la volonté de relier les objets aux secteurs miniers mais part du principe que les ateliers de fondeurs reçoivent leur matière première des mêmes sources avant de les transformer en objets finis par des procédés similaires. Ils tentent ainsi de dresser une carte des ateliers de mise en forme du métal afin de définir des limites de diffusion des minerais (Junghans et al., 1974). C'est sur cette même hypothèse de départ, que Rychner développe son étude en Suisse (Rychner et Kläntschi, 1995). Des programmes actuels sont développés à partir de ces mêmes postulats, en Slovénie, Autriche, Italie, Portugal, Scandinavie et bien sûr aussi en France dont ce programme développé à Rennes (Laboratoire Archéosciences, UMR CReAAH). Pendant, longtemps, les résultats sont accueillis avec un certain scepticisme par la communauté scientifique du fait de résultats peu probants dans la recherche des sources. Plusieurs raisons sont avancées. La première raison concerne la précision des analyses. Il est vrai que certaines machines employées à l'époque, avec de faibles limites de détection, ne permettaient pas d'obtenir de valeurs fiables pour les éléments mineurs, les éléments en trace n'étant même pas détectés. La seconde raison concerne la représentativité de la prise d'échantillon qui pour certains était trop petite. Depuis, la représentation d'un objet à partir d'échantillons de seulement quelques dizaines de milligrammes a été démontrée à de multiples reprises. Une troisième raison était évoquée en lien avec le traitement des résultats. En effet ces vastes programmes d'analyses ont conduit à la production d'un très grand nombre de données qui semblaient alors surcharger les méthodes de traitement disponibles. Il s'avère a posteriori et avec l'aide de nouvelles méthodes statistiques que les groupes identifiés par ces équipes sont fondés et demeurent valides.
Document type :
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https://hal-univ-rennes1.archives-ouvertes.fr/hal-01942993
Contributor : Catherine Gorlini <>
Submitted on : Tuesday, May 5, 2020 - 9:56:57 AM
Last modification on : Friday, May 15, 2020 - 1:53:00 AM

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bulletin aprab 2017-final aute...
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  • HAL Id : hal-01942993, version 1

Citation

Cécile Le Carlier de Veslud, Jean-Christophe Le Bannier. Les analyses chimiques sur objets métalliques des dépôts terrestres de l'âge du Bronze et du premier âge du Fer, l’exemple du nord-ouest de la France : pourquoi faire ?. Bulletin de l'Association pour la promotion des recherches sur l'Âge de bronze, UMR 5594 Archéologie, Université de Bourgogne, Faculté des sciences, 2018, pp.135-140. ⟨hal-01942993⟩

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