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Journal Articles Les Nouvelles de l'archéologie Year : 2019

L'estran : un espace fantasmé

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Abstract

The seashore has long been considered by archaeologists as an area devoted to a survey archaeology. However, the french Atlantic/Channel/North Sea foreshore shows traces of many sites or implements linked with onboard fishing and the exploitation of resources directly on the foreshore in interaction with the coastal societies. This territorial continuity is therefore far from being accepted on an epistemologic point of view, although an important movement tends to revalorize gathering/fishing/hunting practices in their social and technical complexity.Presently, archaeo-biology of the marine resources shows all the interest of geochemical approaches or more generally transversal approaches, from the fishing areas, the transformation sites to the consumption ones, sometimes very far from the coastline.More, archaeology on the seashore offers specificities what need a methodological discussion:-particular, even extreme, fieldwork conditions;-urgency of the interventions linked to the coastal erosion processes;-sites producing an original documentation, nearby from the one of wetlands archaeology;-the possibility to experiment original field methods.
L'estran a été longtemps regardé par les archéologues comme un espace limité à une activité de prospection. Pourtant, les estrans de la façade Atlantique-Manche-Mer du Nord portent encore la trace de multiples aménagements ou sites liés à la pêche embarquée et à l’exploitation à pied de ressources en interaction étroite avec la bande côtière. Cette continuité territoriale est toutefois loin d’être acquise sur le plan épistémologique, bien qu'un mouvement d'ampleur tend à revaloriser les pratiques de collecte et de prédation dans leur complexité technique et sociale.Aujourd’hui, l’archéobiologie des ressources marines montre tout l’intérêt d’approches géochimiques ou plus généralement transversales, depuis les lieux de pêche, les lieux de transformation aux lieux de consommation, parfois fort éloignés du littoral. De plus, la pratique de l’archéologie sur l’estran offre des spécificités propres à ce qu’une discussion méthodologique lui soit consacrée :- des conditions d’intervention particulières, voire extrêmes,- un caractère d’urgence liée aux processus d’érosion littorale,- des gisements qui produisent une documentation originale, proche de celle des « milieux humides »,- la possibilité de mettre en œuvre des méthodes de terrain originales.

Dates and versions

hal-02299289 , version 1 (27-09-2019)

Identifiers

Cite

Cyrille Billard, Marie-Yvane Daire, Catherine Dupont, Olivia Hulot, Grégor Marchand. L'estran : un espace fantasmé. Les Nouvelles de l'archéologie, 2019, Estrans, l'archéologie entre terre et mer, 156, pp.5-6. ⟨10.4000/nda.6131⟩. ⟨hal-02299289⟩
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