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Conference papers

Le massif armoricain et la bordure ouest du bassin parisien : une importante région minière à l’âge du Fer

Résumé : Le massif armoricain est composé entre très grande majorité de terrains endogènes en relation avec la mise en place de la chaîne hercynienne. Au cours de la formation de celle-ci, se sont produit des fractures dans lesquelles se sont mis en place des minéralisations diverses. Ainsi, ce sont des gisements filoniens d’or, d’étain, de plomb (souvent argentifère) qui sont présents en grand nombre dans des secteurs maintenant bien identifiés, en plusieurs lieux de la péninsule. La désagrégation, au fil du temps, de ces filons a également conduit à la concentration de certains minéraux peu altérables (tout particulièrement l’or et l’étain) dans les lits des rivières, formant ainsi des gîtes secondaires facilement exploitables. Les minerais de fer, liés à l’altération de ces terrains anciens sont également extrêmement nombreux. Ils sont de nature, de taille et d’accessibilité très variables. Des prospections minières et métallurgiques sont réalisées depuis quelques années à partir de la documentation géologique, notamment la carte géologique et les rapports du BRGM des années 1960-1970 concernant des de prospections systématiques à la recherche de matières premières. C’est ainsi que grâce à ce travail de prospection, de nombreux archéologues bénévoles, entrainés à reconnaître les sites miniers et les déchets scorifiés, différentes régions de production métallique de l’âge du Fer commencent à être identifiées. La production du fer semble s’organiser en plusieurs vastes districts. Les minerais employés ne correspondent pas obligatoirement aux gisements les plus riches, mais ce qui semble primer, c’est l’accessibilité aisée de ces derniers. En effet, nombre de ces minerais se rencontrent en sub-surface où leur ramassage est particulièrement facile. Les traitements métallurgiques ne semblent pas non plus impacter profondément le couvert végétal, si bien que cette activité, bien qu’importante, n’a pas dû produire une modification trop importante de l’environnement. En ce qui concerne les autres métaux, l’exploitation des placers de rivière a été identifiée pour l’étain, mais probablement que cette technique était appliquée à l’exploitation de l’or également. Il est plus difficile d’identifier les anciennes mines souterraines car les secteurs ont été ré-exploités aux époques suivantes effaçant ainsi les traces liées aux activités protohistoriques. Cependant, ces mines sont attestées, notamment pour l’or et pour le plomb. Probablement, que l’étain était exploité de cette manière également. Ainsi, le Nord Ouest de la France commence-t-il à apparaître comme une grande région productrice, pour tous les métaux hormis le cuivre. Loin d’être isolée au bout du continent, elle se situe probablement au cœur d’un réseau d’échanges bien établi.
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https://hal-univ-rennes1.archives-ouvertes.fr/hal-02362846
Contributor : Cécile Le Carlier de Veslud <>
Submitted on : Monday, April 27, 2020 - 11:17:16 AM
Last modification on : Tuesday, April 28, 2020 - 1:14:10 AM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02362846, version 1

Citation

Cécile Le Carlier de Veslud. Le massif armoricain et la bordure ouest du bassin parisien : une importante région minière à l’âge du Fer. Séminaire Archéologique de l’Ouest, 2014, Nantes, France. ⟨hal-02362846⟩

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