Macrolides au long cours et pathologie bronchique chronique de l'adulte: intérêts et limites [Long-term macrolide treatment in adult chronic bronchial diseases: benefits and limits]. - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles La Presse medicale Year : 2014

Macrolides au long cours et pathologie bronchique chronique de l'adulte: intérêts et limites [Long-term macrolide treatment in adult chronic bronchial diseases: benefits and limits].

Macrolides au long cours et pathologie bronchique chronique de l’adulte : intérêts et limites

(1, 2) , (2)
1
2

Abstract

Decreased frequency of pulmonary exacerbations, mainly related to immunomodulatory effects of macrolide antibiotics, has been demonstrated in bronchiectasis and chronic obstructive pulmonary diseases (COPD). Due to its tolerance, azithromycin is the antibiotic of choice for maintenance therapy at the dose of 250 mg per day or 500 mg × 3 per week (for body weight >55 kg). Maintenance therapy with macrolide could be proposed in selected patients with bronchiectasis or COPD with more than 3 acute exacerbations in the previous year or decreased lung function despite compliance with optimum treatment. The risk of sudden cardiac death with azithromycin is rare and controversial. It should be avoided in patients with a high baseline risk of cardiovascular disease, QT>450 msec, pulse rate>100 bpm and potential drug interactions, particularly those known to cause QT prolongation. It is recommended to search for hearing deficit (audiometry) and sputum culture positive for mycobacteria. Patients must also be aware that it can rapidly lead to macrolide resistance in commensal or pathogenic flora. Follow-up evaluation every 3 month can be proposed with medical history (hearing deficit) and electrocardiography. After one year, the treatment should be stopped in the absence of reduction in the frequency of exacerbations.
Points essentiels Les macrolides administrés au long cours permettent, grâce en partie à leurs propriétés anti-inflammatoires, de diminuer la fréquence des exacerbations dans la DDB et la BPCO. Du fait de sa tolérance, l’azithromycine est le macrolide de choix, pouvant être utilisé à la dose de 250 mg/j ou 500 mg 3 fois par semaine chez les patients de plus de 55 kg. Un traitement par macrolides au long cours pourrait être proposé à des patients atteints de DDB ou de BPCO ayant eu plus de 3 exacerbations l’année précédente ou ayant une dégradation de leur fonction respiratoire malgré un traitement de fond bien conduit. Du fait d’un risque rare et controversé de mort subite d’origine cardiaque, il ne doit pas être proposé en cas de pathologie cardiovasculaire évoluée, d’intervalle QT > 450 ms, de traitement pouvant allonger l’intervalle QT, de tachycardie > 100/min. Il est recommandé de s’assurer de l’absence de troubles auditifs (audiogramme) et de mycobactérie atypique dans les cultures des expectorations. Les patients doivent aussi être informés du risque d’apparition de résistance aux macrolides de la flore commensale et pathogène. Une surveillance clinique, avec en particulier la recherche de troubles auditifs et électrocardiographique, peut être proposée tous les 3 mois. L’absence de diminution de la fréquence des exacerbations, lors du bilan annuel, justifie l’arrêt du traitement.
Not file

Dates and versions

hal-01073027 , version 1 (08-10-2014)

Identifiers

Cite

Stéphane Jouneau, Benoît Desrues. Macrolides au long cours et pathologie bronchique chronique de l’adulte : intérêts et limites. La Presse medicale, 2014, 43 (5), pp.510-9. ⟨10.1016/j.lpm.2013.08.006⟩. ⟨hal-01073027⟩
414 View
0 Download

Altmetric

Share

Gmail Facebook Twitter LinkedIn More